Pierre Colin-Thibert

Logo de la résidenceUn auteur en résidence à Marne et Chantereine : Pierre Colin-Thibert (de janvier à juin 2012) 

Les bibliothèques de Marne et Chantereine accueillent en résidence l’auteur Pierre Colin-Thibert. Séduit par son éclectisme, le réseau de lecture publique a souhaité faire découvrir au plus grand nombre le travail de celui qui se définit comme « un raconteur d’histoires avant d’être un écrivain ». Illustrateur de presse, puis auteur de pièces radiophoniques, il a écrit des séries télévisées, des dessins-animés, des téléfilms…
Avec la cinquantaine, il publie des romans, des nouvelles, des scénarii de BD et du théâtre. Il écrit pour les adultes et les jeunes et s’essaie à tous les genres : fantasy, polar, etc. Souvent sombre, son oeuvre ne manque pas d’humour. Quant à ses références, il cite volontiers Donald Westlake, Elmore Leonard et bien d’autres encore. C’est ce bel univers et un auteur passionnant que nous vous invitons à découvrir dans les six prochains mois lors de rencontres, de débats, et d’ateliers d’écriture…
Cette résidence est soutenue par la Région Ile-de-France et le Conseil Général de Seine-et-Marne.

 Rendez-vous dans la rubrique "Résidence d'auteur" pour en découvrir tous les détails :

Photo de Pierre-Colin Thibert


Biographie :

Pierre Colin-Thibert est né en Suisse en 1951. Après divers métiers (imprimeur en taille-douce et illustrateur de presse, entre autres) l'envie d'écrire lui est venue avec la trentaine : des pièces pour la radio (Les mille et un jours sur France Inter, quelques pièces sur France Culture…). Il fait ses premiers pas à la télévision grâce à Jean-Michel Ribes qui réalisait alors l'émission Merci Bernard. Ont suivi des épisodes de séries (Maguy…), des dessins animés (Les Mondes engloutis…), des téléfilms. Avec la cinquantaine, il publie des romans, des nouvelles, des scénarios de BD et du théâtre.

Quelques mots de l'auteur :

« Je me veux artisan plus qu’artiste. Aucune fausse modestie dans cette affirmation, je suis raconteur d’histoires avant d’être écrivain. Mes livres sont à mon image : divers. Ce qui est plutôt un défaut dans la mesure où l’on aime bien, en France, coller aux créateurs des étiquettes indélébiles, ce qui rend ensuite périlleux les changements de registre. « Estampillé » polar, voilà que tout à coup je publie des nouvelles de science-fiction en « jeunesse », puis un ouvrage classé « heroic fantasy » après un détour discret par le monde des vampires et une incursion dans la bande dessinée avec une histoire si sombre qu’elle fait pâlir mes premiers romans noirs. Forcément, ça déroute. À ceux qui voient là un fâcheux éparpillement, je réponds qu’il s’agit simplement de curiosité. La mienne est insatiable, je rêve d’essayer tous les genres, tous les types d’écriture. Vous n’êtes même pas à l’abri de la poésie ! On reproche parfois à mes livres d’être trop sombres, dépourvus de morale, porteurs d’assez peu d’espoir. Ils reflètent ma vision de la vie. Et pourtant les lecteurs ont ri. Ils sont un peu embarrassés, d’ailleurs, comme s’ils avaient commis un vague sacrilège. Je crois, pour ma part, à la vertu thérapeutique du rire. Je conclurai en disant que lorsque l’on s’attend, comme moi, au pire, en permanence, on est parfois sujet à d’agréables surprises. »